Beaucoup de personnes commencent désormais leur journée de la même manière : ouvrir les yeux… puis ouvrir les applications de rencontre.
Un réflexe devenu presque automatique, au point d’être le premier geste du matin.
Mais psychologiquement, qu’est-ce que cela crée vraiment ?
Un besoin immédiat de validation
Avant même de sortir du lit, le cerveau cherche une forme de reconnaissance rapide :
« Qui m’a écrit ? »
« Qui s’intéresse à moi aujourd’hui ? »
Cette vérification matinale devient une petite « dose d’affection » instantanée.
C’est l’illusion d’être désiré dès le réveil.
Une dépendance à la dopamine
Chaque notification, like ou match déclenche une micro-décharge de dopamine — l’hormone du plaisir.
Le cerveau s’y habitue vite : il en redemande.
Résultat : on se surprend à ouvrir les applications machinalement, sans même avoir réfléchi.
Un stress d’anticipation
Avant même de poser un pied hors du lit, l’esprit s’emballe :
« Pourquoi je n’ai pas reçu de message ? »
« Pourquoi pas lui/elle ? »
« Est-ce que je plais encore ? »
Ce stress matinal fragilise l’équilibre émotionnel et fatigue l’esprit pour le reste de la journée.
Une comparaison permanente
Les applications créent un terrain fertile à la comparaison :
– Qui reçoit plus de likes ?
– Qui a plus de matchs ?
– Pourquoi moi pas aujourd’hui ?
Cette dynamique peut affaiblir l’estime de soi, même sans que l’on s’en rende compte.
Un détachement du réel
Commencer la journée par le virtuel coupe de :
– ses sensations,
– son corps,
– son environnement,
– ses propres besoins.
On démarre la journée en attendant quelque chose des autres, et non en se connectant à soi.
Une illusion de contrôle
Vérifier les applications donne l’impression de maîtriser sa vie sentimentale.
En réalité, c’est ce réflexe qui nous contrôle.
C’est une petite addiction émotionnelle, subtile, mais bien réelle.
Pourquoi en parler ?
Parce que ce geste du matin n’est pas anodin.
Il dit quelque chose de notre solitude, de nos attentes, mais aussi de notre fatigue émotionnelle.
Et surtout :
Il prouve qu’une démarche accompagnée, humaine, personnalisée, peut redonner du sens à la rencontre, loin de cette course aux likes et à la validation.

Je suis Magali Maurice, j’ai créé Petille Avec Moi après mon divorce à l’age de 44 ans.